
Xavi Ceerre
Xavi Ceerre es un artista que destaca por su observación y mediante un uso libre a la vez que profundamente premeditado de la pintura, nos muestra expresiones que agudizan nuestra sensibilidad plástica abriendo horizontes a nuevas formas de entender la disciplina. Mediante una gestualidad aparentemente fortuita, pero profundamente metodológica, crea equilibradas e inquietantes composiciones que nos hace despertar cierta sensibilidad hacia matices formales como la textura, el color y el trazo los cuales conviven en enriquecidas y atractivas formas. Todo ello con un lenguaje gráfico cercano a las manifestaciones de los niños, al arte urbano o al arte primitivo, una especie de tributo a la estética más innata del ser humano.
Informations financières
Riomar
Riomar marque un tournant dans la production picturale de Xavi Ceerre, où l'exploration du rythme et de la répétition devient l'axe central. À travers des structures dynamiques de lignes et de motifs, les œuvres articulent une syntaxe visuelle dans laquelle la gestualité et la sérialité opèrent comme principes constructifs, générant des surfaces fragmentées qui fonctionnent comme des champs étendus de signes. La série intègre le bruit visuel comme ressource plastique et perceptive : superpositions, textures et traits configurent un système en mouvement constant qui évite la lecture immédiate. Ce flux rythmique, lié à la temporalité de l'image, trouve en outre son origine dans une révision personnelle de l'art préhistorique de l'arc nord d'Alicante, initiée après la naissance de son fils Mario, et donne lieu à un nouveau vocabulaire formel qui connecte répétition, mémoire et origine.
Le Langage des Murs
La série de peintures "Le Langage des Murs" s'inspire de la spontanéité et de la collaboration involontaire qui se manifestent sur les surfaces de la ville. Fasciné par la tension entre l'ordre et le chaos, j'observe comment de vieux murs érodés, des annonces anciennes, des étiquettes et des graffitis racontent des histoires cachées et marginalisées. Lors de mes promenades urbaines, j'absorbe les textures, les formes et les couleurs que je trouve, créant une connexion personnelle avec ces récits visuels. Dans mes oeuvres, je réinterprète et recontextualise ces marques, reflétant la dualité entre l'intervention humaine et le passage du temps, capturant ainsi l'authenticitté et la richesse de l'environnement urbain. À travers un processus que j'appelle "révélation", je détruis les couches superficielles de la peinture pour retrouver les premières couches de la toile, créant une superposition graphique des différentes étapes du processus.
Cornelius
La série "Cornelius" tire son nom du personnage de bande dessinée contemporain homonyme créé par l'artiste Marc Torices. Cet anti-héros, un paradigme du roman graphique moderne, représente beaucoup des valeurs et conflits de la société actuelle à travers l'humour, abordant des thèmes comme l'anxiété, la culpabilité, la lâcheté et la cruauté. On pourrait le considérer comme une version espagnole révisée du personnage populaire Pepe the Frog. La morphologie sinueuse de Cornelius sert de point de départ aux peintures de Xavi Ceerre, rendant hommage à son artiste et ami admiré, Torices.
Circuits
Il se compose principalement de peintures réalisées "alla prima", c'est-à-dire en une seule session ou, du moins, en grande partie de la peinture. Dans un dossier de dessins que j'ai réalisé lorsque j'avais 2-4 ans, j'ai découvert une série de fiches scolaires où je devais remplir des dessins sans déborder ou réaliser des exercices très restrictifs d'un point de vue artistique. Cependant, au dos de ces fiches, j'ai trouvé des dessins de thème libre qui tendaient vers l'abstraction et semblaient montrer des circuits et des cartes. Pour moi, ces dessins ont été une véritable découverte, car ils évidençaient le génie créateur iné inté qu'ils possédons tous petits, en contraste avec les exercices tutorés de l'autre côté du papier. J'interprète ces circuits comme une appropriation de l'espace pictural, un manifeste du "me voici", et un plaidoyer pour l'exploration spatiale. Je prends ces dessins comme point de départ pour les peintures qui composent cette série, célébrant la spontanéité e
Streetplay
L'intérêt pour les graphismes et messages urbains est sublimé dans la série "Street Play". Produite presque entièrement sur papier, cette série tire son nom du photolivre de la photographe Martha Cooper, qui recueille des instantanés d'enfants jouant dans les rues d'un New York dévasté dans les années 70. Dans ce livre, outre l'inventivité enfantine, on observe les premières manifestations du graffiti, tracé sur les murs et les sols par les enfants eux-mêmes à la craie. Ce mélange de réalités, chargé de créativité et d'espoir, sert de point de départ à la série. Dans "Street Play", le blanc du fond souligne le support utilisé, tandis que les graphismes et les taches présents racontent le processus créatif et les détritus de l'atelier.
Colla
"Colla" est une série que j'ai commencée en 2017, parallèlement à "Street Play", mais avec une approche plus profonde du support pictural et de la technique mixte. Bien qu'elle évolue sous l'influence du dessin enfantin, de la bande dessinée et de l'art spontané, il y a une grande inténtionnalité dans la recherche d'images latentes qui émergent à travers un processus répété de dessin et d'effacement jusqu'à la défiguration. À partir d'un certain point, les couches de peinture commencent à se redistribuer, ordonnant le chaos initial. Alors qu'au début les gestes sont plus automatiques et spasmodiques, à mesure que la peinture approche de sa conclusion, tout devient plus prémédité et étudié. Le résultat sont des images qui oscillent entre la figuration et l'abstraction, laissant place à l'interprétation libre du spectateur. Au sein de cette série, on trouve deux sous-séries : "Cornelius" et "Circuits".
Souvenirs d'un désastre
Cette série naît de l'impact du désastre provoqué par la DANA de Valence (2024), comprise comme une expérience de chaos, d'accumulation et de transformation du paysage. Xavi Ceerre transpose cet événement dans un langage pictural qui évite la représentation directe et se concentre sur la traduction formelle du désordre, de la superposition et de l'empreinte matérielle laissée par la catastrophe. Fidèle à sa méthodologie habituelle, l'artiste construit des compositions d'apparence spontanée qui répondent à un processus médité d'extraction de motifs chromatiques, gestuels et texturaux. Cette fois-ci, la matière acquiert un rôle central : les œuvres sont réalisées avec du pastel artisanal élaboré à partir d'argile récupérée de la DANA de Valence sur papier, incorporant physiquement le territoire affecté au processus créatif.


























































