Óscar Seco

Óscar Seco

Óscar Seco développe une pratique picturale critique qui subvertit les récits historiques, politiques et sociaux par une iconographie hybride combinant tradition guerrière, éthique de la bande dessinée et imaginaire apocalyptique. Ses compositions, denses et narratives, intègrent des références historiques et des scénarios dystopiques avec une structure visuelle fragmentée et chargée de symbolisme. Formellement, il combine un dessin rigoureux avec des éléments parodiques et grotesques, créant une tension entre artifice et contenu. Son usage chromatique alterne entre palettes saturées et noir et blanc, toujours en fonction du discours visuel. Conceptuellement, son œuvre opère par révisionnisme symbolique, questionnant les mythologies du pouvoir, la mémoire collective et la violence structurelle par l'ironie, l'appropriation et l'anachronisme.

Informations financières

Valeur de signature

28.82 ¢/cm2

Revalorisation cumulée

44.13 %

Évolution du prix

Nous allons tous mourir

Seco radicalise sa critique à travers une esthétique de l'effondrement absolu. L'imaginaire est ici pleinement post-humaniste : tortues mutantes, glaciations induites, architecture en ruines. La palette devient plus acide et la mise en scène plus agressive. Le langage visuel intègre des références à l'esthétique du jeu vidéo, du graphisme et de la littérature d'anticipation. Cette série témoigne d'une maturation technique et conceptuelle : la catastrophe n'est plus une possibilité, mais une certitude mise en scène avec sarcasme, crudité et sophistication formelle.

9 œuvres dans la série
imagen-picture
imagen-picture
Nous allons tous mourir V | Oscar Seco
81 X 100 CM

Nature mortes

Partant d'appropriations de natures mortes du baroque européen d'auteurs comme Sánchez Cotán, Luis Meléndez, Frans Snyders ou Pieter Claesz, j'intègre des éléments tirés de ces natures mortes dans des paysages baroques ou des ruines où ces fruits, légumes, saumons... ont impacté comme des missiles créant des images impossibles entre le surréalisme, l'iconoclasme et une certaine dénonciation sociale.

11 œuvres dans la série

Chiens en feu

Avec cette série sur des chiens géants, j'ironise sur la nature humaine par l'appropriation de différents paysages classiques et de villes bombardées. Ces animaux surdimensionnés font office de monstres style Kaiju introduits dans des scénarios classiques de manière surréaliste, iconoclaste et amusante où la bande dessinée, la peinture traditionnelle et la critique sociale se donnent la main.

12 œuvres dans la série

Little Nemo in secoland

Basée sur le célèbre personnage de bande dessinée Little Nemo in Slumberland, créé par le dessinateur Winsor McCay au début du siècle dernier pour le journal new-yorkais. La série présente également des paysages hollandais et américains des XVIIIe et XIXe siècles en s'appropriant des œuvres d'artistes tels qu'Alfred Biernstadt, Asher Durand, Jan Van Goyen, Van der Velde ou Jacob Van Ruisdael. Un lieu où l'on peut trouver des environnements apocalyptiques, des dinosaures, des animaux de grande taille, de vieux monstres, des machines de guerre, de l'iconographie de science-fiction, superman, batman, spiderman, etc.

16 œuvres dans la série

Tombés du ciel

La série fonctionne comme une allégorie de la catastrophe écologique et civilisationnelle. En elle, d'énormes oiseaux tombent sur des paysages urbains dévastés, dans une composition qui rappelle à la fois le romantisme sublime et les imaginaires du désastre contemporain. Le cadrage panoramique, le drame lumineux et la monumentalité des figures renvoient à la peinture historique, tandis que le choix de symboles animaux introduit une lecture écologique et systémique. Conceptuellement, le "chaos" n'est pas seulement littéral, mais aussi symbolique : le poids du refoulé tombe sur les structures qui l'ont dissimulé.

7 œuvres dans la série

Guerre Civile Espagnole

Seco construit un exercice de contre-iconographie historique, reformulant les imaginaires de la Guerre Civile Espagnole à partir d'une fusion entre propagande belliqueuse, bande dessinée et monstres de la culture pulp. La tension entre le documentaire et le fantastique désactive toute tentative de lecture épique ou héroïque. Au niveau technique, on note l'intégration méticuleuse de matériaux visuels disparates dans une narration cohérente, qui fonctionne comme une métaphore critique des mécanismes de la mémoire collective et de la manipulation idéologique.

7 œuvres dans la série