Alejandra de la Torre

Alejandra de la Torre

L'artiste Alejandra de la Torre recherche dans son œuvre l'attachement que nous ressentons envers les objets, pourquoi nous avons besoin d'accumuler des biens et où se situent les limites entre ce qui est considéré comme normal et ce qui peut devenir une obsession. Partant du particulier des objets, elle propose une réflexion plus large sur les actes quotidiens liés à différentes formes et motifs d'accumulation, de la conservation des souvenirs à d'autres comme le collectionnisme. De la Torre combine la peinture avec d'autres techniques comme le dessin, la sérigraphie, le transfert et même la présence d'objets physiques.

Informations financières

Valeur de signature

32.26 ¢/cm2

Revalorisation cumulée

148.73 %

Évolution du prix

Bye bye souvenir

Bye bye souvenir a commencé à prendre forme en décembre 2020, à ce moment-là, nous ne pouvions nous déplacer qu'à l'intérieur de notre propre communauté. Soudain, les frontières étaient réapparues, le mouvement est limité à votre pays et dépend du moment à votre communauté ou à votre ville, les limites sont dessinées plus que jamais. Et la réapparition des frontières a également signifié, d'une part, être séparée de ma famille et de mes amis pendant plus d'un an et, d'autre part, l'accumulation d'heures de travail, car j'ai découvert que j'utilisais inconsciemment le voyage pour me déconnecter, car c'était l'un des rares moments où je ne me sentais pas coupable de ne pas être productive. Cette pièce prend plus de sens à mesure que le temps passe, car c'est un souvenir d'un moment précis, d'une circonstance vraiment folle et inattendue, que nous avons presque oubliée mais que nous devons nous rappeler, ne pas la faire disparaître, car comme le dit cette citation célèbre, "celui qui n

14 œuvres dans la série
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Colombie terre de gens aisés | Alejandra de la Torre
145 X 114 CM

GRENIER N°1926

Le projet d'Alejandra de la Torre naît d'une expérience personnelle de perte de domicile et de vie nomade, qui transforme le garde-meuble —espace habituellement secondaire et transitoire— en symbole central de son œuvre. Ce lieu, chargé d'objets personnels, devient une archive intime de son identité et de sa mémoire affective. À travers la peinture, le dessin et la narration, l'artiste aborde le déracinement contemporain et le besoin d'ancrage physique et émotionnel. Son travail propose une réflexion sur ce que signifie habiter, conserver et résister dans un temps où le foyer est devenu instable.

2 œuvres dans la série

Nasti de plasti

Cette série, drôle et légère, veut rendre évident le choc culturel qui a eu lieu à la fin des années 80 et à la fin des années 90 où coexistaient le quotidien espagnol, comme une table recouverte d'une couverture de grand-mère, les verres Duralex ou les carreaux décorés, avec les tendances importées d'alors des États-Unis comme les Nike Air, le survêtement en tactile ou les couleurs fluo. Deux styles antagonistes, le ringard versus le cool, le kitsch versus le moderne, le typique versus l'importé, le journal télévisé versus les clips vidéo... Alejandra met en évidence dans ses œuvres ces objets qui appartiennent à la mémoire collective, parvenant à transporter le spectateur. Il suffit de ce voyage éclair dans un autre temps, dans une expérience vécue, pendant une centième de seconde, pour que l'objectif de l'œuvre soit atteint. L'artiste explore l'accumulation d'objets comme des collections de souvenirs, peut-être comme une solution à la peur de l'oubli, peut-être comme une nécessit

16 œuvres dans la série

Héritages

On prend conscience de ce que l'on a changé quand, face à un même objet ou une même situation, notre réaction est différente. Un jour, en rendant visite à ma grand-mère, j'ai retrouvé ces figurines en porcelaine que toute grand-mère a sur une étagère chez elle. Ces figurines m'avaient toujours semblé laides et je n'ai jamais compris pourquoi les gens s'y intéressaient. Mais ce fut lors de cette visite que mon regard changea, et soudain je me suis découvert à moi-même les appréciant différemment. Pendant un instant, j'étais capable de prendre conscience de ce que mon regard était à ce moment-là, mais aussi de ce qu'il avait été des années auparavant. Dans "héritages", je représente ces figurines familières à tous à travers ce nouveau regard, cette autre vision des choses à travers la maturité. Dans ces pièces, un univers émerge par une subtile juxtaposition de langages au service d'une iconographie dans laquelle les objets recréés et encollés servent de fétiche pour construire et reco

19 œuvres dans la série

Bon pour un voyage

La foire est cet espace de lumière, de couleur et de divertissement où, surtout dans l'enfance et l'adolescence, nous prenons beaucoup de plaisir, mais qui, à mesure que nous grandissons, nous montre une autre facette. La partie castizo, sale et misérable, qui est ce qui définit réellement ces espaces et les différencie des parcs d'attractions. Cette décadence est ce qui rend ces espaces si intéressants et uniques. Comme l'image du clown ivre du cirque typique qui parcourt les différentes villes d'Espagne. Attirée par la personnalité et l'esthétique de ces espaces colorés mais à la fois décadents et misérables, voire ringards (pourquoi pas ?) dans de nombreux cas figés dans le temps, naît la série "Bon pour un voyage".

6 œuvres dans la série

Les Jeux Olympiques

« LES JEUX OLYMPIQUES » est un projet axé sur la visibilité que tant et tant de femmes dans le monde du sport n'ont jamais eue. Comme dans d'autres domaines tout au long de l'histoire, les réalisations des femmes n'ont jamais été valorisées autant que celles de leurs homologues masculins, elles finissant toutes dans l'oubli. Sur les murs de nos chambres, à l'adolescence et dans bien des cas aussi à l'âge adulte, nous avons nos idoles représentées à travers des posters. C'était notre façon de créer une image visuelle de nos aspirations et de nos objectifs. En nous concentrant sur les athlètes, j'ai rarement vu une affiche de femmes, donc nos modèles étaient toujours basés sur des figures masculines, ce que nous avions accepté, car peu d'entre nous ont manqué, même en étant des femmes. Pour cette raison, j'ai fait miennes ce type d'objets comme une ressource, de cette façon, j'ai l'intention d'atteindre le spectateur à travers l'objet et la représentation qui s'y trouve.

11 œuvres dans la série