Adrián Guerrero

Adrián Guerrero

Adrián Guerrero est un artiste mexicain qui emploie différents supports et matériaux tels que la photographie, la vidéo, le dessin, la sculpture et la peinture pour créer des pièces et des objets, partant du simple et du quotidien, qui réinterprètent ses préoccupations telles que le temps, les relations spatiales et la phénoménologie des choses en soi. Son œuvre fait partie de diverses collections, comme celle de la Fondation Louis Vuitton, et il a participé à des expositions individuelles et collectives depuis 2004. Il a développé sa carrière au Mexique ainsi qu'aux États-Unis, à Singapour, en Corée et en Europe.

Informations financières

Valeur de signature

19.24 ¢/cm2

Revalorisation cumulée

36.56 %

Évolution du prix

Abordaje

Alors que la physique affirme que deux corps ne peuvent occuper le même espace au même moment, la pensée philosophique offre une autre vision : les choses peuvent se contenir mutuellement. Tout peut être, à la fois, contenu et contenant. Cette réflexion nous invite à penser la coexistence au-delà du physique. Les idées, les objets et les expériences ne sont pas isolés, mais s'entrelacent et cohabitent au sein d'autres structures, matérielles ou mentales. En ce sens, l'œuvre propose un espace où de multiples significations et présences cohabitent, questionnant les limites entre ce qui se voit, ce qui se pense et ce qui s'habite.

8 œuvres dans la série
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De la construction du Morar VII | Adrián Guerrero
160 X 140 CM

Où est le peuple ?

Inspiré par la lithographie Pueblo Mexicano de José Clemente Orozco – où l'ombre devient lumière et l'obscurité resplendit – Adrián Guerrero entreprend un processus de déconstruction à la recherche de ce peuple, de cette culture, de ce collectif social. À partir de cette analyse, une série de réflexions émergent que Guerrero ne tarde pas à explorer, passant du philosophique au matériel. Qui représente véritablement le peuple ? Au fil du temps, les pouvoirs politiques ont manipulé ce concept avec légèreté, l'utilisant comme base de discours sensationnalistes qui justifient des politiques impulsives ou polarisées, souvent éloignées de l'intérêt commun. Le peuple est-il un espace inclusif où nous avons tous notre place, ou s'agit-il simplement d'un mot vide, récurrent dans le langage politique mais dépourvu de contenu réel ?

10 œuvres dans la série

Paysages possibles

Dans cette série, l'artiste réfléchit aux limites de la perception humaine, comprise dans une perspective philosophique. Le corps est présenté comme le premier filtre : nous ne percevons que ce que notre esprit choisit de focaliser, tandis qu'innombrables stimuli restent en dehors de notre champ de conscience. Les pièces évoquent des paysages en mouvement, comme des photographies prises lors d'un trajet, avec l'obturateur ouvert quelques secondes de plus. Au centre de chaque œuvre, le mot « imperceptible » apparaît en relief, soulignant ce que nous ne voyons pas habituellement. En nommant ce qui passe inaperçu, la série invite à le rendre présent. Ainsi, elle propose au spectateur une pause et une nouvelle façon de regarder, où l'omission, la faiblesse ou l'éphémère révèlent leur puissance poétique.

6 œuvres dans la série

Trajets vides

Trajets vides pose le vide comme un parcours : non pas comme une carence, mais comme un espace actif où se construit l'expérience. Dans cette série, Adriàn Guerrero part du quotidien et de l'essentiel pour réfléchir sur le temps, l'espace et la perception, invitant le spectateur à compléter mentalement ce qui n'est pas explicitement représenté. Le trajet devient ainsi un lieu de transit intérieur, où l'absence génère du sens. Le vide fonctionne comme un seuil et non comme une fin. Chaque œuvre propose une tension entre structure et silence, entre le visible et le latent, activant une expérience introspective plus que narrative. Trajets vides conçoit l'absence comme une présence contenue, comme un espace où s'accumulent mémoire, durée et pensée, et où le regard trouve un lieu pour s'arrêter et habiter.

3 œuvres dans la série

Le temps n'est rien

Dans Le temps n'est rien, Adrián Guerrero transforme une question philosophique — inspirée par Saint Augustin et l'idée du présent comme frontière insaisissable — en une expérience visuelle : le temps non pas comme mesure, mais comme perception. Ses œuvres ouvrent un espace de pause et de contemplation où l'intangible peut être ressenti, plutôt qu'expliqué. À travers l'encre sur papier, l'artiste répète des lignes qui se croisent et se densifient jusqu'à générer des clair-obscurs et du volume, comme si la forme naissait de la durée : « formes faites de temps ». Chaque pièce est intitulée avec les minutes exactes d'exécution, fonctionnant comme un miroir du temps vécu. Cette sensibilité au trait et au rythme est renforcée dans sa collaboration acclamée avec Montblanc.

10 œuvres dans la série

Cultura Impuesta

La série « Culture Imposée » part de la métaphore du cadenas comme symbole de contrôle culturel, de censure et de moralité imposée. Chaque sculpture représente une manière différente dont la société conditionne, régule ou enferme la liberté de l'individu, sous prétexte d'ordre moral.

1 œuvres dans la série

Contemplarios

La série « Contemplarios » naît d'une intuition philosophique : l'être humain n'est pas une entité isolée, mais une frontière poreuse où l'intérieur et l'extérieur se touchent, s'échangent, se confondent. L'art, de cette perspective, n'est pas seulement représentation du monde, mais un acte de se tempérer avec lui. Un « contemplario » n'observe pas de l'extérieur ; il se laisse traverser par ce qu'il contemple.

1 œuvres dans la série