

Maria Argüelles
Une exploration de la peinture comme archive intime, tissant récits personnels et artefacts du quotidien dans une nouvelle figuration audacieuse.
SÉRIE
Les femmes préfèrent les femmes courbes est une série qui explore le corps féminin comme un territoire émotionnel et une architecture de significations. Les courbes — comprises non seulement comme une forme physique, mais comme des trajectoires, des détours, des recoins et des lignes qui ne sont pas droites — deviennent des métaphores de ce qui dans la vie ne suit pas non plus un chemin direct : les traumatismes, les désirs, les contradictions, les mémoires qui s'accumulent entre les plis. Chaque figure incarne une histoire qui n'est pas dite, mais devinée : des corps qui parlent à partir de leurs inclinaisons, de leurs raccourcis, des mouvements précis qui révèlent plus qu'ils ne cachent. La série pose une question essentielle qui reste suspendue dans chaque œuvre : Qui meut réellement le corps ? La volonté, le désir, la blessure, ou quelque chose que nous n'avons pas encore pu nommer ?
14 œuvres dans la série
SÉRIE
Souvenirs de Lanzarote est une série qui aborde la peinture comme mécanisme de reconstruction émotionnelle et comme exécutrice de mémoires qui ne recherchent pas la précision, mais l'intensité. Ici, le présent du regard n'est pas priorisé car le présent —toujours bref, toujours insuffisant— est incompatible avec la nature profonde du souvenir. Le projet se situe dans un espace suspendu, un entre-deux : entre le vécu qui a déclenché l'émotion et la formation de l'acte pictural. Cette attente, cet intervalle où la mémoire réorganise, adoucit, exagère ou invente, est fondamentale pour la série. Peindre depuis le souvenir signifie peindre des hypothèses : des versions possibles de ce qui a été vécu, des mondes qui n'ont pas existé mais auraient pu exister, des distorsions qui ne sont pas corrigées car elles permettent d'ouvrir des questions qui soutiennent la fiction.
6 œuvres dans la série
SÉRIE
Une maison se compose de petits supports picturaux qui explorent l'atmosphère comme un espace émotionnel où l'explicite est suspendu pour laisser le premier rôle à ce qui imprègne sans se montrer tout à fait. Une atmosphère qui invite à entrer, qui suggère sans imposer, qui ouvre un seuil aux récits qui sous-tendent les ruptures sentimentales. La série aborde la peur non comme une paralysie, mais comme une révélation : de la blessure émergent des débuts, des fragments qui rappellent la fissure originelle et qui permettent de formuler des hypothèses sur la manière de traverser le deuil. La peur devient guide, architecte de nouvelles manières de s'habiter.
5 œuvres dans la série
SÉRIE
Cette dernière série rassemble le reste des travaux de l'artiste comme un espace de synthèse et d'ouverture. La recherche s'articule autour de plusieurs lignes qui traversent toute sa pratique : la réflexion sur les possibilités de la peinture dans la contemporanéité —qu'est-ce que peindre aujourd'hui et d'où— et sa capacité à fonctionner simultanément comme archive et comme narration. La peinture apparaît ici comme un lieu d'accumulation, de mémoire et de récit, mais aussi comme un territoire perméable à d'autres disciplines. De cette perspective, l'œuvre insiste sur la nécessité de dissoudre les limites traditionnellement imposées au médium pictural, incorporant la transversalité comme une condition essentielle du processus. Parallèlement, la série explore l'espace de friction entre l'intime et le public, interrogeant la manière dont ces domaines se brouillent, se contaminent ou se transgressent mutuellement.
26 œuvres dans la série


















































