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Paco Díaz

Stalker, VII | Paco Díaz

1.281
Vendue
Dimensions
50 x 60 cm
Discipline
Fotografía
Styles
Arte figurativo
Supports
Papel +250 grs/m2
Techniques
Impresión
Année
2016
Œuvre unique
Dans une collection privée
En novembre 2015, l'artiste a exposé au Collège d'Espagne à Paris, date qui coïncide avec les attentats dans la ville. Il affirme lui-même qu'en entrant dans le cimetière du Père-Lachaise, l'atmosphère lui a rappelé le film. Il raconte : « Le ciel plombé de Paris rappelait celui du film, ainsi que la froide luminosité et l'humidité. La partie vivante du cimetière, avec ses arbres tordus, ses plantes poussant entre les tombes et le lierre les recouvrant, se révélait à sa domestication. Végétation qui engloutit l'œuvre de l'homme, oxydant, fissurant et désintégrant. Comme dans Stalker. » Le lendemain de la visite au Père-Lachaise, il découvrit le cimetière de Montparnasse. Et il se mit à photographier de manière obsessionnelle les fleurs en céramique, qu'il présente maintenant à travers des photographies conçues pour durer, imprimées avec des encres minérales sur du papier de coton fait main, qui finiront par être consommées par le temps ; ou pas. Ces fleurs en céramique sur les pierres tombales, ne sentent pas et ne meurent pas, elles aspirent à être éternelles comme ce qui repose en dessous d'elles. Dans cette série, il utilise les outils propres à l'un des genres les plus parcourus de l'histoire de l'art, la vanité : en général, un ensemble d'objets qui, à une première lecture, semblent choisis et disposés de manière fortuite et dont la mission ne va pas au-delà de la séduction et de la démonstration de la maîtrise de l'artiste. Bien qu'à une lecture plus approfondie, l'œil exercé puisse décoder des symboles et des messages. Selon Díaz, il explique : « Ce sont des fleurs en céramique résistantes à la pluie glacée, à la chaleur d'août et aux vents de mars. Fleurs artificielles qui, avec leurs couleurs vives, semblent flotter sur les pierres tombales en pierre grise. Une supercherie qui a une date de péremption. Le temps gagne toujours, il érode la céramique dure et finit par la briser. La mousse, les champignons et les lichens apparaissent entre les fausses pétales. L'ordinaire, plantes humbles et petits organismes émergent de l'extraordinaire et finissent par s'approprier les fausses fleurs. » Ici, le paysage se transforme en nature morte, renforçant un clair-obscur d'origine baroque. Le détail à découvrir, c'est le naturel qui se fraye un chemin entre l'artificiel.

Évolution du prix

Paco Díaz

Paco Díaz es un artista figurativo que conecta pasado, presente y futuro mediante su propuesta artística y se apropia formalmente de recursos estéticos propios de una variedad de estilos diferentes a la figuración clásica. Su genialidad radica especialmente en su propuesta teórica al reimaginar la memoria histórica (cementerios, esculturas romanas) como paisajes simbólicos, y en usar la ficción (ciencia ficción, utopías arquitectónicas) para reflexionar sobre nuestra condición humana y anhelo de trascendencia. Las enigmáticas obras de Paco Díaz reflejan la influencia que ha tenido el cine, la arquitectura en su producción. Tanto sus paisajes urbanos, como las naturalezas muertas que compone, comparten una estética de colores tornasolados, fríos y limpios; éstos nos transmiten sensaciones de melancolía y frustración mientras juega con la ironía y la estética pop para sumergirnos en un imaginario surrealista. A través de una meticulosa postproducción, Díaz consigue -con una turbia elegancia- hacernos reflexionar sobre nuestro afán por trascender en esta vida empleando escenas de cementerios e iconografías religiosas, jugando con un imaginario pop e irónico.

Informations financières

Valeur de signature

32.07 ¢/cm2

Revalorisation cumulée

118.18 %

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