Paco Díaz

La montagne magique | Paco Díaz

12.572
Dimensions
130 x 162 cm
Discipline
Pintura
Styles
Minimalismo |
Neofiguración
Supports
Lino |
Bastidor
Techniques
Óleo
Année
2021
Œuvre unique
La montagne magique” fait partie de la série ¨ROME”. Son titre fait référence au roman éponyme de Mann, un long voyage où l'essentiel est le temps, la vie et son revers. Celui qui s'installe sur la montagne magique entre dans un univers avec ses propres règles, où il ne se passe presque rien, mais en même temps rien n'est intéressant si cela se déroule en dehors de ses limites. La montagne vous attrape, vous en faites partie, vous ne pouvez pas descendre. J'ai toujours aimé les tableaux où le temps est figé et qui me permettent à la fois de voyager dans le passé et dans le futur, une forme de présent continu. Le tout en quelques centimètres peints. “Du matériau dont sont faits les rêves”, c'est la phrase mythique qu'Humphrey Bogart prononce lorsqu'on lui demande de quoi est fait le faucon maltais. Le marbre, extrait il y a des siècles de la carrière où il faisait partie d'un paysage et que l'homme a transformé en statues, redevient paysage. À partir de statues de la Rome impériale, je construis ce paysage monolithique.

Évolution du prix

Paco Díaz

Paco Díaz est un artiste figuratif qui relie passé, présent et futur à travers sa proposition artistique et s’approprie formellement des ressources esthétiques issues d’une variété de styles différents de la figuration classique. Son originalité réside notamment dans sa proposition théorique, qui consiste à réimaginer la mémoire historique (cimetières, sculptures romaines) comme des paysages symboliques, et à utiliser la fiction (science-fiction, utopies architecturales) pour réfléchir à notre condition humaine et à notre désir de transcendance. Les œuvres énigmatiques de Paco Díaz reflètent l’influence du cinéma et de l’architecture dans sa production. Ses paysages urbains comme ses natures mortes partagent une esthétique aux couleurs irisées, froides et épurées ; celles-ci transmettent des sensations de mélancolie et de frustration, tandis qu’il joue avec l’ironie et une esthétique pop pour nous plonger dans un imaginaire surréaliste. Grâce à une postproduction méticuleuse, Díaz parvient — avec une élégance trouble — à nous faire réfléchir à notre aspiration à transcender cette vie, en recourant à des scènes de cimetières et à des iconographies religieuses, tout en jouant avec un imaginaire pop et ironique.

Informations financières

Valeur de signature

32.42

Revalorisation cumulée

120.6 %