imagen-picture
imagen-picture
Javier Erre

Kintsugi après la bataille | Javier Erre

3.280
Dimensions
97 x 130 cm
Discipline
Pintura
Styles
Hiperrealismo
Supports
Bastidor |
Lienzo
Techniques
Hilo dorado |
Perforación por bala
Année
2016
Œuvre unique
À travers son projet 'Mon grand-père a été national', Javier Erre aborde le traumatisme causé par la Guerre Civile espagnole et sa persistance dans la mémoire collective comme une blessure latente. Développée sur le mode biographique, il fictive le parcours de son grand-père paternel en tant que volontaire du camp national, une histoire qu'il ne lui a jamais racontée, à laquelle l'auteur a eu accès grâce à la découverte de documents. Cette pièce présente une image paradoxale, intimement insérée dans le conflit belliqueux, mais en même temps étrangère à celui-ci. Y convergent les petites micro-histoires de ses protagonistes —avec leurs aspirations et projections d'avenir— avec cette macro-histoire qui s'impose à l'individu : sur le quai d'une gare, un groupe d'infirmières se promène, joyeuses, sous le regard des soldats qui attendent le départ du train qui les emmènera, peut-être au front ? De retour à la maison ? Au-delà du récit, de ce que l'image montre et de ce qu'elle cache, ce que Javier Erre nous propose est une sorte de réajustement. À travers cette image, appropriée, déformée et "blessée" par l'impact aléatoire de 39 tirs de 9 mm., l'artiste réalise une action réparatrice, de caractère poétique, par laquelle il remplit chacun des orifices avec du fil d'or ; seulement deux restent à couvrir. Une action qui se relie au concept japonais du kintsugi, mais qui, au-delà de comprendre la blessure comme partie constitutive de l'histoire elle-même, projette la nécessité de la reconstruction sur la ruine, sur le désaccord.

Évolution du prix

Javier Erre

Javier Erre transforme des souvenirs personnels en images picturales où la mémoire se distord et se reconfigure. À travers une technique précise combinant photographie, retouche numérique et huile, il construit des scènes intimes avec une atmosphère ambiguë, entre le familier et l'inquiétant. Sa qualité artistique réside dans sa capacité à condenser émotion, technique et narration en images chargées de résonance psychologique. La distorsion n'est pas une erreur, mais un langage : une façon de penser le souvenir comme matière plastique. Chaque œuvre propose une réflexion visuelle sur ce que nous nous rappelons, ce que nous oublions et comment nous le représentons.

Informations financières

Valeur de signature

13.99 ¢/cm2

Revalorisation cumulée

6.52 %

Évolution du prix